Un des points essentiels à prendre ne pas négliger : le niveau de difficulté d’un projet tricot ou crochet. Ou son propre niveau de maîtrise, les deux allant de pair. Comme pour n’importe quel type d’apprentissage, il faut du temps pour passer de débutante à experte de la maille.

En général, on trouve 3 catégories d’avancement : débutant, intermédiaire, expert. C’est par exemple le cas chez Phildar. Certaines marques les nomment autrement comme Katia qui remplace expert par qualifié. Il arrive aussi que les catégories soient découpée en sous niveaux comme chez Bergère de France qui classe ses modèles en 6 niveaux : débutant/très facile/facile (niveau débutant), intermédiaire/qualifié (niveau intermédiaire) et expert.

Mon domaine de prédilection est le tricot, mais tout ce qui suit vaut également pour le crochet. Les techniques et les points sont différents, mais un débutant reste un débutant. Pour l’instant, je vous renvoie vers le guide mis en ligne par We are knitters pour déterminer simplement le niveau au crochet, en attendant de peut-être en faire un sur le site.

Le tricot de niveau débutant

Bienvenue dans le monde joyeux de l’initiation au tricot. A ce niveau, on apprend à :

  • monter les mailles pour débuter l’ouvrage,
  • tricoter les mailles à l’endroit et à l’envers et découvrir les fameux point mousse et point jersey
  • rabattre les mailles pour terminer l’ouvrage

Quand on commence à se sentir à l’aise avec les mailles endroit et envers, :

  • on les associe pour découvrir les points de base : point de riz, point de blé, côtes
  • on apprend à changer de fil pour faire des rayures bicolores.

Les projets tricot tournent essentiellement autour des écharpes, snood, bonnets… quelques pulls voir même des gilets, tant qu’ils restent très facile à réaliser.

Coté laine, on reste sur les valeurs sûres : les fils solides qui ne craignent pas d’être tendus ni détricotés presque aussitôt tricotés. Pour une explication plus pousser concernant le choix de la laine, un article est dédié.

Le tricot de niveau intermédiaire

Les choses sérieuses commencent :

  • on découvre le point de vannerie, les torsades, le jacquard simple
  • on perfectionne les techniques de changement de couleurs de fils pour se lancer dans les motifs multicolores de plus en plus complexes.
  • on apprend et on perfectionne les techniques d’augmentation et de diminution, on en profite pour commencer les motifs ajourés

Les tricots gagnent en complexité. On ne se limite plus aux accessoires, toute la garde robe devient un terrain de jeu.. doucement, mais surement ! On envisage également les projets de plus grande envergure : longues écharpes, plaids, couvertures…

Coté fil, on s’attaque à des fils plus fins et/ou délicats à travailler. C’est également le moment de tester de nouveaux matériaux ou même de nouveaux types d’aiguilles.

Le tricot de niveau expert

Félicitations, vous êtes arrivé au dernier palier de ces dures années de formation !

En fait pas du tout… Si à ce niveau on peut tout faire, il y a toujours des choses à apprendre, des techniques à perfectionner, mais il est clair que les bases sont maitrisées depuis belle lurette. L’idée de se lancer dans la réalisation d’ouvrages les plus complexes n’est normalement plus une source d’angoisse, ni celles d’utiliser des fils fragiles. On regarde avec tendresse notre première écharpe avant de la ranger… ou de la détricote pour se lancer dans un nouveau projet !

 

Mon point de vue :

Cette classification n’est pas à prendre au pied de la lettre. L’indication de niveau des modèles est une simple… indication. D’une marque à l’autre, d’un modèle à l’autre, la frontière entre chaque niveau de maitrise est plutôt floue. Et il n’existe pas de convention qui déterminerait clairement qui est quoi selon qu’il sait faire ou ne sait pas faire çi ou ça.

Je pense que c’est surtout très utile pour les personnes qui débutent, histoire qu’elles ne se lancent pas dans un projet qui n’est clairement pas à leur portée. Cela n’aurait pour effet que de les dégouter. Charge au tricoteur en herbe de ne pas mettre la barre trop haut, et de ne pas perdre du vue que c’est avec l’expérience que vient la maitrise.

Désormais, quand je tombe sur un modèle qui me plait, si je le comprend en l’étudiant alors c’est que je peux le faire, et peu importe le niveau indiqué. Je bute sur quelque chose ? Je m’informe et je me forme. Il n’y a que comme ça qu’on progresse !

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